Polar/thriller

Un(e)secte, Maxime Chattam-Editions Albin Michel

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Et si tous les insectes du monde se mettaient soudainement à communiquer entre eux ? À s’organiser ?
Nous ne survivrions pas plus de quelques jours.

Entre un crime spectaculaire et la disparition inexpliquée d’une jeune femme, les chemins du détective Atticus Gore et de la privée Kat Kordell vont s’entremêler. Et les confronter à une vérité effrayante.

Des montagnes de Los Angeles aux bas-fonds de New York, un thriller implacable et documenté qui va vous démanger.


Et bien on peut dire que Un(e)secte ne m’aura pas convaincue à 100% !  Ma chronique se transforme en point Chattam ! :p

Bien mieux que L’Appel du néant (que j’ai tellement détesté en même temps) mais très loin pour moi des sensations et de la fascination que j’avais ressenties à la Trilogie du mal. Un(e)secte est un bon cru si tant est qu’on l’aborde correctement, ce qui n’est pas mon cas.

Le prologue illustre parfaitement la couverture, puis vient la mise en place des personnages Atticus Gore et Kat Kordell, et de leurs enquêtes respectives.

J’avoue avoir  eu une nette préférence pour le personnage de Kat Kordell, l’enquête qu’elle mène sur la disparition de Lena est pour moi la partie la plus palpitante, certains passages sont à la hauteur des précédents romans c’est vrai, mais uniquement dans cette alternance-là. Les personnages en eux-mêmes sont faciles à cerner et charismatiques, dire qu’ils portent à eux seuls l’histoire… non pas encore.

J’ai été plombée par la deuxième partie, j’ai trouvé l’enquête d’Atticus bien ordinaire et très très longue ! Sans surprise ! D’autant plus que je ne retrouve pas le style de la plume noire de Chattam même s’il sait nous plonger dans l’atmosphère des bas-fonds de New York il n’y aucun doute là dessus. C’est un des rares auteurs d’ailleurs que je lis particulièrement pour cela, je me rappelle encore parfaitement de ces décors si bien retranscrits dans « Leviatemps » que je vous recommande si vous aimez les intrigues un brin fantastiques, noires et ésotériques. Ici c’est assez réussi, j’ai beaucoup aimé cette partie très noire, sur ces mystérieuses disparitions…

La couverture et le titre sont évocateurs d’insectes, ils grouillent, ils abondent, on s’attend à ce qu’ils réveillent nos peurs, que la tendance à somatiser s’installe… Personnellement je suis arachnophobe, j’ai eu beaucoup de mal à lire certains passages de Maléfices et du best-seller Derniers adieux de Lisa Gardner (qui lui est une prouesse sur le plan psychologique). Un(e)secte, pas une seule fois j’ai somatisé ni fait de transfert et pour cause… vous comprendrez en le lisant.
L’entomologie est très présente dans les polars, elle l’est ici aussi sous forme de « fascination » et de « mystère » je suis encore restée sur ma faim de ce point de vue scientifique, il manque beaucoup de détails et pour cause aussi… tous ces points négatifs peuvent aisément se comprendre quand on se rend compte de la globalité de ce roman, ce n’était pas le propos. J’ai mal abordé ce thriller, pour moi en aucun cas il ne me fait penser à la spectaculaire Trilogie du Mal, jamais.

En revanche, en refermant ce livre, je le classe sans hésitation dans le cycle de l’Homme et la vérité, la construction, l’oppression que j’ai ressenties s’apparentent aux Arcanes du chaos (fabuleux) et à La Théorie Gaia (excellent) et je ne vous parle même pas du propos principal.

En bref, l’ambiance et la mise en place de la première partie, les personnages et la fin sont les grands atouts de Un(e)secte, je ne suis pas totalement convaincue, parce que je ne suis pas très surprise non plus, ça tire en longueur et  reste bien ordinaire finalement, la couverture aussi belle soit-elle manque de nuance. Un(e)secte manque de pep’s, d’audace, de surprise…et d’insecte.

Je lis l’auteur depuis quinze ans et je constate que je ne fais jamais partie de l’engouement général des fidèles lecteurs de MAXIME Chattam, j’ai adoré les controversés Le Signal, Que ta volonté soit faite par exemple, chacun ses sensibilités. Faites vous votre propre avis concernant cet ouvrage et surtout cet auteur, la Trilogie du mal est excellente c’est vrai mais il a fait mieux à mes yeux aussi 🙂

Un(e)secte, Maxime Chattam, Albin Michel, 30 octobre 2019

12 commentaires sur “Un(e)secte, Maxime Chattam-Editions Albin Michel

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