Polar/thriller

LA NOSTALGIE DU SANG-Dario Correnti- Albin Michel

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Une série de crimes sauvages bouleverse Bottanuco, une petite ville du nord de l’Italie. Des cadavres de femmes mutilées, des signes de cannibalisme, des aiguilles disposées comme dans un rituel magique… Alors que la police se perd en fausses pistes et que l’insaisissable meurtrier continue de frapper, deux journalistes s’emparent de l’affaire : Marco Besana, un grand reporter menacé de retraite anticipée, et Ilaria Piatti, une stagiaire méprisée de la rédaction mais incroyablement douée pour traquer les coupables.

C’est Ilaria qui réalise qu’il pourrait s’agir d’un imitateur de Vincenzo Verzeni, le tout premier tueur en série italien de la fin du XIXe siècle. Mais qu’est-ce qui peut bien relier les victimes à ce tueur mort il y a plus d’un siècle ?

Best-seller en Italie, cette enquête à couper le souffle est portée par un duo de journalistes sensationnel et déjà légendaire.

Ô JOIE ! 

Quel enthousiasme dès les premières pages de ce thriller !!  des chapitres courts (très courts !), un duo clairement intéressant, confronté aux mises en scène macabres de femmes mutilées et mordues : des épingles disposées à leur côté, leur bouche remplie de terre.
Ce qui va réunir notre duo de journalistes Ilaria Piatti et Marco Besana : leur passion commune à investiguer, fouiller, fouiner.
Besena détecte vite le talent, l’amertume qui anime sa protégée Ilaria Piatti. Cette jeune stagiaire, un brin empotée toujours mal fagotée se retrouve propulsée aux côtés de l’un des plus légendaires chroniqueurs judiciaires.
Voilà un duo atypique prêt à tout pour sortir un papier en avant-première sur ces assassinats ! 

Conjuguez à cela l’alternance en 1870, dans un petit village isolé, une population terrifiée par un meurtre atroce, les gens murmurent … c’est le démon.
J’étais ferrée, moi qui adore les doubles narrations, les alternances passé-présent et encore plus dans le milieu rural où les croyances dominent l’esprit. 

Malheureusement, la deuxième partie rompt l’équilibre, avorte cette sensation jubilatoire de lire un thriller dense et fouillé. Les ellipses sont nombreuses et expédient des situations que j’aurais aimé comprendre davantage, on passe parfois du coq à l’âne, des solutions toutes trouvées en un chapitre, des témoins qui sortent parfois de nulle part entre deux dialogues poussifs.
La légèreté de l’ambiance éclipse totalement celle qui était promise dès le début : sombre et pesante. L’alternance des époques est de courte durée, finalement l’ombre de Vincenzo Verzeni le premier serial-killer italien est furtive. 

Finalement,  il me reste comme un goût d’inachevé, un « manque », les auteurs, parce que Dario Correnti est aussi un duo ! (voir en fin d’article) ont mélangé pas mal d’aspects : psychologie et passé des personnages, ambiance pesante, enquête journalistique, quelques thématiques intéressantes sur la criminologie, mais rien de marquant ne ressort vraiment.

En bref, je retiens une excellente partie dont je n’ai fait qu’une bouchée, le quotidien du journalisme judiciaire omniprésent, un duo atypique qui se démarque par leur répartie et les liens qui se tissent.
LA NOSTALGIE DU SANG reste tout de même un thriller divertissant, qui se lit incroyablement vite, idéal pour les lecteurs en vacances qui ont envie de vite avancer dans leur lecture. 
Il amorce, je l’espère une suite plus approfondie pour nos personnages.

Je remercie Babelio et les éditions Albin Michel pour l’envoi de ce roman et leur confiance.

Les auteurs : 

Derrière le pseudonyme de Dario Correnti se cache en réalité deux auteurs. On ne sait presque rien d’eux, tant ils souhaitent garder leur anonymat allant jusqu’à donner des conférences virtuelles. 
Les seules informations connus sont que l’un est un auteur littéraire connu et l’autre un journaliste. 
Tous deux affirment que s’ils ont choisis d’écrire sous le couvert de l’anonymat, c’était dans le but de se sentir plus libre d’expérimenter le thriller. 

Dans leur premier roman « La nostalgie du sang » (« Nostalgia del sangue », 2018), les deux auteurs décident de se baser sur une affaire réelle : celle du vampire de Bottanuco, le premier serial killer que connaitra l’Italie. Cette affaire découverte par l’un d’eux au hasard, les a fasciné et ils ont voulu l’intégrer au roman afin d’aborder la criminologie moderne. 

La Nostalgie du sang, Dario Correnti, Editions Albin Michel, mai 2019, 528 pages.

 

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