A(i)mer-Odehia NADACO-Prix des Auteurs Inconnus

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Je termine à l’instant A(i)MER de Odehia NADACO qui concourt au Prix des Auteurs Inconnus dans la catégorie Littérature Noire.
Son premier roman KNYSNA a enchanté beaucoup de lecteurs, A(i)MER son deuxième roman est présenté comme destiné à un public adulte et averti.
Généralement, je trouve qu’on en fait trop, cela écarte un lectorat potentiel pour ce genre de roman. Pour A(i)MER c’est vital de le souligner.
Ce retour de lecture ne sera pas comme les autres, parce que ce roman m’a fait passer vraiment par différents états.
ÂMES SENSIBLES S’ABSTENIR DONC !

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Odehia NADACO est la seule auteure à m’avoir bouleversée jusqu’au point final. Le couperet et tombé, net. L’émotion l’emporte sur ce que j’avais à dire, et je n’ai pas l’habitude de m’épancher quand ça me touche autant, ça n’a pas été une lecture facile.
J’ai lu ce roman en apnée mais aussi en plusieurs fois, la première partie est tellement noire, tellement violente !

La thématique ne m’inspirait pas non plus : l’univers des stupéfiants et de ces ravages ne m’attire pas, je ne pensais pas aller jusqu’à la fin, c’était trop anxiogène et finalement, j’ai laissé reposer ma lecture pour mieux y revenir plus tard.
Je me suis dit ça y est, je vais être le vilain petit canard qui se plaint tout le temps dans cette catégorie, « c’est pas de la littérature noire » « c’est pas assez tordu » peut-on lire dans mes chroniques précédentes.  » C’est trop noir » pour celle-ci. Les affres de la lectrice qui fonctionne à l’humeur ^^
J’ai préféré prendre mon temps, c’est une histoire qui ne se lit pas dans n’importe quel état d’esprit pour moi, et j’ai bien fait. Tout a matché !
Au-delà de l’histoire racontée dans un style authentique, sans fard et sans les nombreux artifices éculés, j’ai ressenti paradoxalement une certaine pudeur dans ce texte, quelque chose de bien plus profond.
Il y avait du sens dans ce que je lisais, toute cette violence ne pouvait pas seulement servir à rassasier le lecteur de détails excessifs. D’ailleurs, cela ne perdure pas, même si c’est une autre forme de violence qui s’installe en glissant progressivement vers sa genèse, voilà ce qui m’a fait tenir en dehors du cadre de ce prix. Conjuguée à cela, la profondeur parfois mélancolique de Hilton, victime de séquestration, sévices sexuels, viols. Derrière cette histoire dramatique se cache une certaine beauté, une sensibilité extrême où l’amour et l’amitié s’unissent.
« L’amitié, c’est l’amour le plus pur. Un amour sans concession à faire, sans obligation, sans désir, sans aucune attente. On aime l’autre tel qu’il est, pour ce qu’il est. »
C’est un texte écrit dans la justesse, abordant  aussi par cette histoire sombre, très sombre le rapport à l’humain, à la dignité qui ne tient à rien et qu’il peut être dévastateur. Voilà ce qu’est une lecture éprouvante, je n’ai pas pu rester insensible à A(i)MER, qui a sa place dans ce  courant littéraire  actuel en roman noir particulièrement puissant. 
Odehia Nadaco est une auteure indépendante, avec A(i)MER non seulement elle m’a touchée, mais c’est aussi l’occasion pour moi de dire que c’est un ouvrage qui a ses qualités littéraires, il remet incontestablement les choses au carrés dans ce milieu parfois nébuleux pour certains lecteurs. C’est aussi le genre de texte qui fait prendre du sens à cet aspect de mon blog.
A(i)MER est la prequelle de KNYSNA que je n’ai pas encore lu, les deux romans peuvent donc se lire indépendamment sans que cela gêne la compréhension de l’histoire.

 

AVERTISSEMENT :
Certaines scènes pouvant choquer la sensibilité des lecteurs,
ce roman est destiné à un public adulte et averti.
Série noire Hilton HdB :
1. KNYSNA (mai 2016)
2. A(i)MER (3 janvier 2018)
Il est des rencontres qui marquent à jamais, gravées au fer rouge dans le cœur comme la brûlure d’une cigarette sur le derme.
Une plaie refermée sur des démons, enfouis en vous pour toujours. Vivre avec en silence, survivre dans l’oubli, expier, comme une malédiction…
Et si pour la première fois d’une vie sur le fil, il était possible d’apaiser les tourments ?
Mais qu’en ce matin de février, votre passé frappait à votre porte et s’en prenait à votre seul ami et allié ?
Et si vous aviez tué la seule personne qui ait su vous aimer ?

Page FB DE L’auteure : O.Nadaco présente

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3 commentaires sur “A(i)mer-Odehia NADACO-Prix des Auteurs Inconnus

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